Notre méthode
Nous publions ce que disent les textes officiels, avec leur date et leur statut. Nous ne donnons pas de note globale aux produits.
Les sources que nous utilisons
Seuls des textes juridiques en vigueur et des avis d'agences publiques peuvent produire une alerte : règlements européens publiés au Journal officiel, avis du comité scientifique européen pour la sécurité des consommateurs (SCCS), de l'EFSA, de l'Anses, et arrêtés français. Les bases informatives de la Commission (CosIng, catalogue Novel Food, registre des allégations) servent à les retrouver, et sont signalées comme telles. Les autres applications, les blogs et les vendeurs ne sont jamais des sources.
Chaque source a un statut
Un texte peut être en vigueur, abrogé, annulé par un juge ou encore en projet. Une source annulée ne produit jamais d'alerte. Par exemple, les doses maximales françaises de six vitamines ont été annulées par le Conseil d'État en 2011 : nous les montrons comme telles.
Danger, risque et exposition sont séparés
Une substance dangereuse à forte dose peut être sûre à faible concentration. Nous indiquons les limites fixées par les textes, et le type de produit concerné : un produit rincé n'expose pas comme une crème laissée sur la peau, un complément avalé n'expose pas comme un cosmétique.
Danger classé et perturbateurs endocriniens
Les classifications harmonisées du règlement CLP (cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction) et les listes de perturbateurs endocriniens (edlists) décrivent un danger ou une évaluation, pas un risque. Elles sont rattachées à un nom d'ingrédient par son numéro CAS ou CE exact. Seule une substance classée CMR 1A ou 1B sans entrée dans les annexes du règlement cosmétique, et sans limite d'impureté, peut produire un point d'attention sur un produit, puisque l'article 15 du règlement cosmétique l'interdit en principe. Une classification annulée par la justice de l'Union (celle du dioxyde de titane en poudre, par exemple) est affichée comme annulée et ne produit rien, même si le texte consolidé la reprend encore.
Une partie « En clair » sur chaque fiche
Chaque fiche d'ingrédient commence par une explication en langage courant : à quoi sert l'ingrédient, ce que dit la règle, dans quels cas une interdiction s'applique, et la différence entre danger et risque. Ces phrases sont construites à partir des mêmes données que la partie technique, jamais rédigées à part : les fonctions déclarées dans CosIng, avec les définitions officielles en français de la décision 2006/257/CE (abrogée en 2020, citée à titre d'information), les entrées d'annexes et les classifications. Pour les compléments alimentaires, la même partie présente les objectifs que les fabricants déclarent à l'administration (en rappelant qu'un objectif déclaré n'est pas un effet démontré), le sens de la limite de sécurité de l'EFSA, la dose maximale française et le statut Novel Food.
Comment un produit est relié à sa composition
Un code-barres désigne un article commercial, pas une formule : une marque peut changer sa formule sans changer de code-barres (standard GS1 de gestion des GTIN). Chaque liste d'ingrédients relevée reçoit donc une empreinte, sa source, la date de la fiche d'origine et les dates où nous l'avons observée. Quand la liste change, l'ancienne version reste consultable et la page dit ce qui a été ajouté ou retiré. Un code-barres à clé de contrôle fausse ou à circulation restreinte est signalé : il n'identifie pas l'article dans le monde entier. Les produits sont relevés dans tous les pays, avec leurs pays de vente : un ingrédient interdit par le règlement européen n'est signalé « à vérifier » que pour un produit vendu dans l'Union, l'Espace économique européen ou la Suisse ; ailleurs, la règle est citée pour information. Quand une fiche n'a que la photo de sa liste, celle-ci est transcrite deux fois par un modèle d'intelligence artificielle, dans deux lots de photos différents, puis lue une troisième fois par un logiciel de reconnaissance de texte, sur nos machines. Un nom n'est gardé que si les deux transcriptions le donnent : un nom où elles divergent est retiré, jamais choisi, et les mots illisibles aussi ; la liste publiée peut donc être incomplète. Elle n'est gardée que si au moins 80 % de ses noms sont reconnus, et un ingrédient interdit ne devient un point à vérifier que si la troisième lecture le trouve aussi.
Comment un ingrédient est reconnu, et avec quelle certitude
Chaque nom imprimé est comparé au glossaire européen des noms d'ingrédients cosmétiques, sans correspondance approchée. La méthode donne la certitude : certain quand le nom est identique ou figure dans notre table de traductions vérifiée (« huile de jojoba ») ; élevée quand seule l'orthographe diffère (espaces, tirets, barres, confusion entre la lettre l et la lettre I, comme « Cl 77891 » pour CI 77891 ou « HCI » pour HCL, faute relevée et vérifiée une à une) ou qu'une précision entre parenthèses s'ajoute, ou qu'un nom coupé par une virgule en trop se reconstitue exactement (« Butylphenyl, Methylpropional ») ; moyenne quand seul un des noms séparés par « / », ou seul le nom entre parenthèses, est reconnu, ou quand une liste imprimée sans virgule se découpe d'une seule façon en noms connus. Un découpage qui pourrait se faire de deux façons, ou qui couperait au milieu d'un nom plus long, est refusé. Seuls les rattachements certains ou à certitude élevée peuvent produire un point d'attention. Un produit dont l'étiquette suit le règlement sur les détergents (« agents de surface », « azurants optiques ») est un produit d'entretien : il n'est pas traité comme un cosmétique. Chaque ingrédient est ensuite identifié par son numéro dans l'inventaire CosIng ; un lien vers Wikidata, PubChem ou l'ECHA n'est publié que s'il est vérifié, et jamais pour un extrait de plante, dont le numéro CAS désigne toute la plante.
Alertes européennes (Safety Gate)
Les alertes sur des cosmétiques publiées chaque semaine par la Commission européenne (système Safety Gate) sont reprises telles quelles, en anglais. Une alerte est rattachée à une fiche produit seulement si le code-barres est identique, et elle reste « à vérifier » : elle vise souvent des lots précis. Sur une fiche ingrédient, une alerte est citée quand le texte du danger nomme exactement cette substance réglementée ; elle concerne un produit, pas l'ingrédient en général. Les photos et les noms des vendeurs en ligne ne sont pas repris.
Rappels officiels en France (RappelConso)
Les rappels de cosmétiques publiés sur RappelConso, le site public des rappels de produits en France (DGCCRF), sont repris tels quels : produit, marque, code-barres, lots, motif, risques et conduite à tenir. Comme une alerte Safety Gate, un rappel est rattaché à une fiche produit seulement si le code-barres est identique, et il reste « à vérifier » pour les lots qu'il cite. Ni les photos ni les coordonnées de contact ne sont reprises.
Compléments du marché américain (DSLD)
Les étiquettes des compléments en vente aux États-Unis enregistrées par les Instituts américains de la santé (Dietary Supplement Label Database, sous CC0) sont reprises quand elles portent un code-barres valide. Pour chacune, nous indiquons ce que prévoiraient les règles françaises et européennes si le produit était vendu en France. La dose par jour est la quantité d'une prise multipliée par le nombre maximal de prises indiqué ; sans ce nombre, aucune dose n'est comparée. Elle est comparée à la dose maximale fixée en France (arrêté du 9 mai 2006) et à la limite de sécurité de l'EFSA pour les adultes. Seule la ligne qui nomme le nutriment compte : la masse d'un sel (« Ferrous Gluconate ») n'est pas celle du fer qu'il apporte. La vitamine A, les folates et la niacine ne sont pas comparés : leurs unités américaines (RAE, DFE, NE) dépendent de la forme. Une plante est rattachée par un nom latin exact parmi les synonymes de la base, et seulement s'il n'y en a qu'un. La formule vendue en Europe sous le même nom peut être différente.
Fiches créées depuis le lien d'une page de produit
Un visiteur peut donner l'adresse de la page d'un produit. Nous lisons cette page une seule fois, en respectant le fichier robots.txt du site et sans contourner aucune protection. Le nom, la marque et le code-barres viennent des données structurées de la page. La liste d'ingrédients y est cherchée par un modèle d'intelligence artificielle, et elle n'est gardée que si elle figure mot pour mot dans la page : un nom inventé, ou une consigne cachée dans la page, n'y figure pas. Une fiche est ajoutée au site seulement si la page donne un code-barres valide, si la liste compte au moins 5 noms dont 80 % sont reconnus avec certitude, et si le site qui la publie a été vérifié (ses conditions d'utilisation le permettent, et il s'agit bien d'un site de marque ou de magasin) ; un site non encore vérifié met la fiche en attente. Si les conditions du site interdisent la reprise, le visiteur voit l'analyse et rien n'est conservé. L'adresse IP du visiteur n'est pas conservée.
Ce que l'inventaire CosIng couvre
L'inventaire CosIng de la Commission européenne (fonctions, numéros CAS et CE des ingrédients) n'a pu être lu qu'en partie : 25 492 fiches sur 33 656. Le statut réglementaire de chaque ingrédient, lui, vient des annexes du règlement, lues en entier : un ingrédient sans fonction ni numéro CAS sur sa fiche n'est pas un ingrédient inconnu.
Ce que nous n'affirmons pas
Nous ne déduisons pas de pourcentage qu'une marque ne publie pas. Nous n'écrivons pas qu'un produit est inefficace : nous indiquons si une allégation de santé est autorisée, refusée ou jamais évaluée. Quand une donnée manque, nous le disons.
Comment les pages sont produites
Les textes des pages sont produits à partir des sources par des règles écrites et testées : aucun n'est rédigé par une intelligence artificielle. Celle-ci ne sert qu'à lire, pour transcrire la photo d'une liste d'ingrédients ou repérer la liste sur la page d'un produit, et chacune de ces lectures est vérifiée comme décrit plus haut. Chaque calcul (statut d'un ingrédient, point réglementaire d'un complément) est défini une seule fois et testé. Les anomalies trouvées dans les sources sont consignées, jamais corrigées en silence.
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